Le choeur 

Originellement cette partie de l’église était réservée aux chanoines (prêtres ou clercs chargés de la récitation des offices, le plus souvent dans une cathédrale ou dans des églises de fondation importante et ancienne). Il était fermé par un jubé en pierre, réalisé par Pierre Lescot vers 1540, détruit au XVIIIᵉ siècle.

Histoire
En 1744, le collège des chanoines a été rattaché à celui de la cathédrale. Le curé et les paroissiens, qui célébraient jusqu’alors dans une chapelle paroissiale latérale,  ont pu célébrer les messes et les offices dans le chœur. À cette occasion, ils ont redécoré en grande partie l’espace au goût du jour. Les piliers sont cannelés et décorés dans les chapiteaux de guirlandes à la mode “antique” et le jubé remplacé par des grilles en fer, sous la direction de Claude Bacarit et Louis-Claude Vassé.

À voir

Maître-autel ancien
Les chandeliers et le crucifix (atelier Choiselat-Gallien) ont été offerts en 1826 par Charles X, alors paroissien, car habitant le Palais des Tuileries.

Orgue d’accompagnement
L’orgue de chœur a été construit en 1839 par le facteur J. Abbey, revu par Merklin en 1900, par Hermann en 1961 et enfin par Dargassies en 1995. Cet orgue compte 2 claviers et un pédalier, 12 jeux.

Le buffet, de style gothique, a été exécuté par Boileau en 1839. Au sommet se trouve un ange jouant de la trompette, motif emprunté à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Les stalles et la grille

Les stalles datent de 1847. Les grilles en fer forgé, avec les monogrammes de saint Vincent et saint Germain, entourés de fleurs de lys, sont l’oeuvre de Dumiez en 1744.

Vitraux
Ils ont été réalisés dans l’ensemble par Etienne Thévennot en 1840, et les deux lancettes de gauche par Antoine Lusson en 1868.

De gauche à droite : prophètes, apôtres, arbre de Jessé (qui représente la généalogie de Jésus, à partir de Jessé, père du roi David).

De haut en bas : Jessé, David, la Vierge Marie, Jésus Christ et saints protecteurs de la France.

Clefs de voûte
Côté transept : blason moderne de la paroisse (fleur de lys royale, palme du martyre de saint Vincent et crosse d’évêque de saint Germain).

Côté sanctuaire : tête du Christ.